20 October189130 August22 September

22 September

No. 14

Légation des États Unis
Séoul
le 22 sept

Chère Amy;

J'ai reçu ta bonne lettre du 4 août (No 8) comme je me promenenais avec Mme Low, 20 il y a quelques jours, et tout en marchant je lisais avec beaucoup d'intérêt les prouesses de mon petit neveu ou plutôt mon grand neveu, Quel polisson! Mais il me semble que le petit doit-être le plus -- comment je dirais-je cela -- "taking"? Il m'a toujours rappelé "Miles" dans Misunderstood. Dupuis lors les journées se sont écoulées si vites que je ne me suis guère apercu de la suite du temps et maintenant au dernier moment - comme d'habitude du reste - je griffonne quelques lignes à le hâte. M. et Mme Low ne sont restés que trois jours malheureusement mais leur visite n'en était peutêtre que plus agéable pour nous - ou pour moi - car j'en ai jouis avidement. Mme Low - la soeur de Mme Lyndall Winthrop -est très aimable et je ne puis guère te dire comme c'était bon de pouvoir causer à son aise de gens et de choses de "home". La première fois depuis que nous avons quitté N.Y. De suite après leur départ M. Bacon, de N.Y., et son jeune fils sont arrivés. Ils resteront encore quelques jours attendant le bateau pour la Chine. Ils font le tour du monde et sont maintenant à Péking! --

A propos de Péking. Tu dis dans ta dernière lettre à Papa en parlant des cadeaux que M. Von Brandt m'a fait et dont j'ai parlé très discrètement à Mme Rob. Winthrop - "Still she showed no surprise or approval?" Que veut tu dire? J'ètais désolée au commencement je ne voulais pas de ses cadeaux mais le plus je m'y opposais le plus il m'en donnait - alors j'ai demandé à Papa et à Maman d'intervenir. Ni l'un ni l'autre n'ont rien dit. À plusieurs reprises l'ai-je fait et j'ai dis a Papa "You really must stop it," mais sans plus de reultat. Alors, je me suis resigné sans trop de mauvaise grâce comme tu peux croire. Moi aussi, j'ai souvent désiré que tu connaisse M. Von Brandt. Il est si bon! et charmant. Je viens d'ecrire une longue description de notre enménagement, de ma chambre etc., à Addie, qui te laissera probablement lire sa lettre car tu comprends naturellement que ce que j'ai dis dans ma dernière n'a aucune allusion aux lettres entre nous deux.

Je suis tout à fait enrhumé, ce qui veut dire bonne a rien. Papa va un peu mieux mais il est tout de même un peu découragé. Nous espérons toujours faire notre tour sur le vaisseau de guerre mais malheureusement les Chinois s'y opposent. Encore hier nous avons eu de mauvaises nouvelles. Maman va comme d'habitude. Elle tripote du matin jusqu'au soir à arranger l'une main ce qu'elle dérange de l'autre, et a perdu ses clefs. Elle vient me dire que ma chambre est un palais et que je suis tout à fait gâtée. Mais cela m'amuse! Mon cheval est très bon et maintenant que les temps se remet J'éspere lui donner pas mal à faire.

Merci des journeaux ainsi que de ta lettre.

Amities à Russell. Mille baisers aux mioches sans t'oublier.

à toi

Hélène


No. 14

United States Legation
Seoul
22 Sept.

Dear Amy;

I received your good letter of 4 August (No. 8) while I was walking with Mrs Low, several days ago, and while walking i read with much interest about the prowess of my little nephew or rather my big nephew, what a rascal! But it seems to me that the younger must be the, how should I say it, the most taking? He has always reminded me of "Miles" in Misunderstood. From that moment the days have flowed so fast that I scarcely percieved the passing of time and now at the last moment - as usual - I scratch a few lines in haste. Mr and Mrs Low only stayed 3 days, unhappily because their visit could not have been more agreable for us - or for me - because I took great pleasure in it. Mme Low - Mrs Lyndall Wintrop's sister - is very friendly and I can scarcely tell you how good it is to be able to chat at ease with people about the things of "home." The first time since we left N.Y. Right after their departure, Mr. Bacon, of N.Y., and his son arrived. They stayed several days more waiting for the boat for China. They are making a tour of the world and they are now in Peking! -

A propos Peking. You say in your last letter to Papa when talking about the gifts that M. von Brandt gave me and which I discussed very discreetly with Miss Rob. Winthrop - "Still she showed no surprise or approval?" What did you mean? I was desolate at the beginning I did not want his gifts but the more I opposed them the more he gave me - then I demanded Papa and Maman to intervene. Neither one nor the other said anything. Several times I tried - and I told Papa "You really must stop it," but without any more result. Well, I am resigned without too much bad feeling as you can believe. Me, also, I have often wanted you to know M. von Brandt. He is so good! and charming. I just wrote a long description of our household, of my bedroom etc. to Addie, who will probabably let you read her letter because you naturally understand that what I said in my last letter makes no allusion to letters between us two.

I have the flu, which means I am good for nothing. Papa is a little better but even so he is a little discouraged. We still hope to take our tour on the warship but unhappily the Chinese oppose it. Again yesterday we had bad news. Maman gets along as usual. She fidgets from morning to night organizing with one hand what she disorganizes with the other, and she has lost her keys. She just told me that my bedroom is a palace and that I am completely spoiled. How amusing! My horse is very good and now that the weather is improving I hope to give him more to do.

Thanks for the newspapers as much as for your letter.

Love to Russell. A thousand kisses to the little ones without forgetting you.

à toi
Helen



Robert M. Gray, August 5, 2002

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